Presse : Retour sur la manifestation anti mariage gay

Publié le par Le blog de la Gauche Anticapitaliste du Tarn & Garonne

Presse : Retour sur la manifestation anti mariage gay

Dans la contre-manifestation : «L'égalité des droits n'est pas discutable»

L'article de la Dépêche.fr

La contre-manifestation de soutien au mariage pour tous a rassemblé 350 personnes hier place Esquirol. Gardés à bonne distance par un large cordon de CRS, les contre-manifestants ont défilé de manière unitaire sous plusieurs bannières. «Nous sommes là pour clamer l'égalité des droits pour toutes et tous, a expliqué Hegoa Garay, militante du NPA. La rue ne leur appartient pas. Les sondages montrent que le discours de ces collectifs homophobes n'est pas majoritaire.»

Dans leurs robes de mariées, plusieurs couples de femmes s'embrassent à pleine bouche face aux CRS stoïques. Des slogans «fleuris» fusent. «Priez pour nous ! On baise pour vous !», «Rentrez chez vous ! Tirez un coup !»

Lucca, 18 ans tout juste, participe à sa première manif. «On doit avoir le choix. Leurs idées conservatrices sont d'un autre temps.»

Parqués près de la sortie du métro Esquirol, les manifestants accueillent, gode en main, les opposants au mariage pour tous, surpris de se retrouver au milieu de drapeaux arc-en-ciel. «Jésus Christ… quand il jouit», «In gode we trust»… couples et enfants s'échappent vite pour retrouver leur cortège.

Mais plus qu'une contre-manifestation, le rassemblement visait à faire passer un message : «L'égalité des droits n'est pas discutable». Aux côtés de lesbiennes, gays, bi, trans et féministes, des associations comme MixCité ou la LDH, des syndicats comme la CGT ou la FSU mais aussi des partis politiques comme le PS ou le PRG étaient représentés.

En milieu d'après-midi, le cortège, arrivé place du Capitole, a fait face à ses opposants déterminés à terminer sur la place. Ils n'y ont mis qu'un pied avant de se disperser. Les pro mariage pour tous, bien que repoussés par les CRS à coup de gaz lacrymogène, n'ont pas cédé sur le symbole Capitole.

lesbiennes> Baiser sur la bouche. Au départ de la manifestation des anti-mariage homo, rue du Languedoc, quelques jeunes femmes, qui s'étaient glissées devant la tête du cortège, se sont amoureusement embrassées sur la bouche. «C'est quoi ce discours sur les enfants ? Qu'est-ce que ça peut leur faire?», s'est exclamée une de ces contre-manifestantes.

Extrême-droite > Une vingtaine de skins. L'extrême-droite toulousaine a fait une apparition, sans doute préparée, à la fin du cortège des manifestants peu après le départ, en marge du défilé. Face à quelques contre-manifestants venus là, ils ont crié «Bleu, blanc, rouge, la France aux Français!». L'un d'eux a tendu le bras et le groupe, tout vêtu de noir, s'est dispersé.

Mariage > Au Capitole. Les militants pour le mariage pour tous sont arrivés au Capitole dans un concert de klaxons. La mairie accueillait justement à ce moment-là un couple venu se marier.

Mélange des genres > Contre le gavage. Une poignée de militants opposés au gavage des animaux pour produire du foie gras se sont retrouvés noyés, place du Capitole, par la foule manifestants partisans du mariage homosexuel.

Manifestation > Palestine. Un rassemblement devant la préfecture en soutien au peuple palestinien était organisé hier. Programmé pour être statique, il s'est finalement mué en cortège et a convergé vers le Capitole où étaient déjà postés les CRS.

Claire Lagadic le 18 nov 2012

Presse : Retour sur la manifestation anti mariage gay
Presse : Retour sur la manifestation anti mariage gay
Presse : Retour sur la manifestation anti mariage gay
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Plus de 100.000 personnes dans les rues contre le mariage gay

L'article sur franceinfo.fr

Près de 70.000 personnes (200.000 selon les organisateurs) se sont rassemblées en début d'après-midi samedi à Paris pour un premier grand défilé contre le projet d'ouvrir le mariage et l'adoption aux couples homosexuels. Des rassemblements similaires ont été organisés notamment à Lille, Lyon, Renne, Marseille et Toulouse, où la police a repoussé par des tirs de gaz lacrymogènes des contre-manifestants : au total, près de 100.000 personnes ont manifesté dans toute la France

"Tous nés d'un homme et d'une femme", scandent les manifestants en choeur. "Les slogans aujourd'hui seront "pour le mariage civil HF -- hommes femmes ou haute fidélité" ou encore "la famille PME, père, mère, enfant", explique à la presse l'humoriste catholique Frigide Barjot. Habillée rose, arrivée en mobylette rose, avec un casque rose... Rien qui ne tranche avec les milliers d'autres manifestants (les organisateurs en revendiquent 200.000, la police en dénombre en fin de journée 70.000) habillés d'un tee-shirt rose, ballons rose, bleu ou rouge à la main, sur la place Denfert-Rochereau à Paris, pour une "manifestation pour tous", apolitique et "transreligieuse", contre le projet d'ouvrir le mariage et l'adoption aux couples homosexuels. Il s'agirait même aussi, selon ses organisateurs, d'un rassemblement "contre l'homophobie". Nombreux, parmi eux, appellent à davantage de débats sur le projet de loi présenté en Conseil des ministres début novembre.

" François, ta loi on n'en veut pas "

Le même jour, d'autres rassemblements du même type sont organisés à Rennes, Metz, Nantes, Dijon, Bordeaux, Lyon, Marseille et Toulouse. A Lyon, entre 8.000 et 15.000 s'étaient rassemblées, avec parmi eux des jeunes militants du bloc identitaire : la police a procédé à une quarantaine d'interpellations parmi quelque 200 contre-manifestants venus dénoncer le caractère "homophobe" du mouvement. Ailleurs, ils étaient 4.500 à Nantes, 8.000 à Marseille, 2.500 à Rennes, parfois sifflés par "Jésus a deux papa, pourquoi pas moi", "homophobie on n'en veut pas" ! En tout, près de 100.000 personnes ont manifesté dans toute la France.

La plupart des rassemblements se sont déroulés sans heurts à l'exception, notamment, de Toulouse, où la police a repoussé par des tirs de gaz lacrymogènes des partisans du projet. Un face à face tendu a ainsi opposé une bonne partie de l'après-midi au moins 5.000 personnes hostiles au mariage homosexuel à un groupe d'environ 350 contre-manifestants : tandis que les premiers scandaient "François, ta loi on n'en veut pas", les seconds, pour dénoncer le refus de la préfecture d'autoriser leur manifestation, leur rétorquaient "liberté de manifester".Un cordon de CRS a été déployé entre les deux camps pour éviter les heurts.

" Nous tenons à notre code civil, base même de notre société "

Dans la foule de manifestants, toutes les générations sont représentées. Partout, des poussettes. T-shirts roses et ballons de même couleur arborent le même dessin de deux personnes de sexes opposés accompagnées de deux enfants. Frigide Bajot, elle, a préféré brandir un code civil rouge, en appelant la foule à l'imiter : "Nous tenons à notre code civil (...), base même de notre société", expliquait-elle aux journalistes avant le début de la manifestation."Il ne faut pas que disparaissent (de ce code civil) les mots père et mère pour laisser la place à des termes indifférenciés", prêche l'humoriste, en soulignant le mouvement de samedi était le fait de "citoyens anonymes, de particuliers et de leurs élus", "mariageophiles" mais pas "homophobes". "Le mariage pour tous met en danger le format normatif de la famille", déplore Xavier Bongibault, de "Plus gay sans mariage", une association d'homosexuels qui rassemblerait 200 personnes.

"Le mariage pour tous met en danger le format normatif de la famille" Xavier Bongibault, association "Plus gay sans mariage"

Alliance vita, Fils de France et les AFC soutiennent le mouvement

Parmi les organisateurs du mouvement, outre Frigide Barjot, fondatrice du Collectif "Pour l'Humanité durable" et Xavier Bongibault, ou Laurence Tcheng, de "La gauche pour le mariage républicain" : selon ces derniers, le mouvement a reçu le soutien de plusieurs délégations locales des Associations familiales catholiques (AFC), les Fils de France, des musulmans "patriotes", ou encore de l'association pro-vie Alliance Vita. Et aussi de Benoît XVI, qui a appelé samedi matin les évêques français à parler avec "détermination" dans "les débats importants de société".

En tête de cortège, Gérard Larcher, entouré d'une trentaine d'autres élus. Jean-François Copé avait de son côté adressé la veille une lettre de soutien au mouvement, indiquant qu'il ne pouvait "malheureusement pas" y participer car "en campagne électorale" le même jours pour l'élection du président de l'UMP à laquelle il est candidat. Il a cependant assuré que plusieurs de ses "amis" seraient présents : parmi eux, les maires UMP des VIe et XVIe arrondissements de Paris, Jean-Pierre Lecoq et Claude Goasguen. Ils pourraient retrouver dans le cortège des fillonistes comme les maires des Ier et XVe arrondissements, Jean-François Legaret et Philippe Goujon, qui avaient annoncé leur participation.

S'il s'agit d'un rassemblement hétéroclite, les opposants au projet considèrent la journée de samedi comme un galop d'essai : ils appellent à une manifestation nationale le 13 janvier.

Le Samedi 17 Novembre 2012

Presse : Retour sur la manifestation anti mariage gay

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