Paris : un antifasciste tué par l’extrême droite

Publié le par Le blog de la Gauche Anticapitaliste du Tarn & Garonne

Paris : un antifasciste tué par l’extrême droite

Je prend quelques minutes pour faire part de mon émotion et de ma rage :

Emotion car apprendre la mort d'un jeune garçon sous les coups de la racaille fasciste est quelque chose de profondément triste, choquant et inadmissible.

Je ne connaissais pas Clément, il n'était pas au FDG, c'était un jeune syndicaliste, un antifa, un jeune qui s'était engagé dans le combat pour changer le monde, mettre à bas cette société infâme.. C'était un militant pour l'émancipation, la liberté et l'égalité. Clément n'était pas au FDG mais il était des notre, de notre camp, par delà nos étiquettes et nos organisations...

Rage car l'extrême droite relève la tête, bombe le torse et vient à présent une fois de plus de faire couler le sang. Oh ce n'est pas nouveau les idées nauséabondes, les discours haineux sont légions en France et en Europe depuis plusieurs années mais aujourd'hui en France l'extrême droite, quelque soit son emballage, se sent légitime, à même de parader et même d'envisager le Pouvoir. Depuis des mois la parole homophobe s'est libérée, elle a été encouragé et tous les groupuscules ont joué à l'émeute. Et derrière le combat contre l'égalité des droits c'est tout le discours raciste et xénophobe qui prend de la vigueur. Et le gouvernement lui que fait il, rien ou pas grand chose ou plutôt si il continue la chasse aux sans papiers, aux roms, il refuse d'amnistier les syndicalistes et les militants des mouvements sociaux...

Mon grand père a combattu les armes à la mains la vermine fasciste dans l'Etat Espagnol puis au sein des FTP il en serai malade de voir qu'aujourd'hui les fils spirituels, plus ou mois "présentable" de Franco, Mussolini, Salazar et Hitler parcourent encore nos rues et menacent notre liberté et nos idéaux.

Contre l'extrême droite, il faut construire 2 choses; une riposte unitaire la plus large des organisations populaires et progressistes, un projet politique émancipateur en rupture avec l'ordre établi et le capitalisme.

Unité antifasciste et riposte sociale maintenant!

Myriam Martin porte parole de la Gauche anticapitaliste

Voici le communiqué de ses amis :

Le mercredi 5 juin 2013, en sortant d’un magasin de vêtements, près de la gare Saint-Lazare, Clément Méric, jeune syndicaliste âgé de 18 ans et militant antifasciste a été battu à mort par des membres de l’extrême droite radicale. Venu de Brest pour ses études à Sciences Po, il a été victime du contexte de violences d’extrême droite qui s’est développé ces derniers mois. Il est décédé des suites de ses blessures, dans la nuit, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches auxquels nous exprimons toute notre solidarité.

Ses ami-e-s et camarades

Paris : un antifasciste tué par l’extrême droite

Qui dénonce une agression «fasciste»...

Le jeune homme violemment agressé par des skinheads près de la gare Saint Lazare, mercredi, est mort, selon le Parti de Gauche (PG). Des sources «proches de l'enquête» ont, elles, affirmé à l'AFP que la victime avait été déclarée en état de mort cérébrale. A 1h du matin, ses agresseurs n'avaient pas encore été interpellés.

Le secrétaire national du PG en charge de la lutte contre l’extrême droite, Alexis Corbière, écrit que Clément Méric était «un étudiant de Sciences-Po de 18 ans connu pour son engagement anti-fasciste». Selon l'adjoint à la Mairie du 12e, ses agresseurs seraient «des militants d’extrême droite, manifestement du Groupe JNR (Jeune Nationaliste Révolutionnaire)».

Trois agresseurs dont un armé d'un poing américain

En fin d'après-midi, un journaliste de 20 Minutes présent sur place a vu plusieurs véhicules de secours arriver. Plusieurs témoins ont décrit les trois agresseurs comme étant des skinheads, portant des «bombers et des rangers».

Ils les ont vus attaquer un autre groupe de jeunes âgés d'une vingtaine d'années. «C'était une agression très violente. On était à une trentaine de mètres avec ma copine et on a entendu un gros boum quand sa tête a heurté le poteau», a indiqué un témoin. Un passant a alors mis le jeune homme en position latérale de sécurité, avant que la victime ne soit évacuée, en sang, a constaté notre journaliste.

Selon une source policière, une vente privée de vêtements était organisée rue Caumartin (9e arrondissement), à laquelle assistait notamment la victime avec trois autres camarades. Trois jeunes gens «de type skinhead», dont une femme, sont arrivés dans les lieux et il y a eu invectives et bousculades entre ces groupes, selon les premiers éléments de l'enquête confiée au 1er district de police judiciaire (DPJ) se basant pour l'heure sur de «nombreux témoignages directs». Les skinheads seraient sortis et auraient attendu «avec des renforts» devant la magasin. La victime, Clément, «a été frappée par l'un des skins qui avait un poing américain», selon la source.

Un rassemblement est prévu ce jeudi à 17h sur les lieux de son agression, selon la page Facebook lui rendant hommage.

20 minutes.fr - M.Gr. avec J.C. et P.B.

Paris : un antifasciste tué par l’extrême droite
Paris : un antifasciste tué par l’extrême droite

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