Notre-Dame-des-Landes : le bateau coule, mais les canons tonnent toujours

Publié le par Le blog de la Gauche Anticapitaliste du Tarn & Garonne

Notre-Dame-des-Landes : le bateau coule, mais les canons tonnent toujours

Oui, le bateau déjà bien mis à mal par la multitude des prises de position négatives tous azimuts, coule sous les coups de boutoir, d’une part des rapports de la commission de dialogue, remis la semaine dernière au gouvernement, et d’autre part de la motion du comité permanent du Conseil national de protection de la nature (CNPN). Ce dernier, qui est un organe consultatif important du ministère de l’Écologie, recommande à l’État, par sa motion du 10 avril « la réalisation de compléments à l’état initial sur une période d’au moins deux années. »

http://www.reporterre.net/spip.php?article4120

Cette motion s’appuie sur les rapports de la commission, qui n’ayant pas de légitimité pour remettre en cause le projet lui-même, y ont néanmoins pointé nombre de problèmes de procédure, et en ont souligné les multiples lacunes et incertitudes, le tout confirmant les arguments déjà diffusés largement par les opposants.

http://www.gauche-anticapitaliste.org/content/communique-unitaire-notre-dame-des-landes-une-seule-solution-labandon-du-projet

Pendant que se préparent les deux grands événements de la chaîne humaine du 11 mai autour de la ZAD, et du rassemblement des 3 et 4 août, au lendemain de l’opération Sème ta ZAD du 13 avril qui a rassemblé plus de mille personnes sous la pluie pour remettre une partie de la zone en culture, l’occupation policière qui s’était interrompue pour l’occasion, a repris de plus belle, avec des affrontements faisant plusieurs blessés et des arrestations. Le soir même, dans de nombreuses villes comme Brest, Nantes, Rouen, Paris…, les comités de soutien manifestaient devant les lieux de pouvoir.

Aujourd’hui, mardi 16 avril, c’est à Chateaubriand que des opposants sont venus manifester pour soutenir un agriculteur en garde à vue. Depuis le début des travaux de la commission de dialogue, la demande répétée des opposants de retirer les forces de « l’ordre » de la zone n’avait reçu aucun écho du côté de l’Etat.

Alors que tous les éléments concourent à prouver la nuisibilité, le non-sens et le gaspillage dont ce projet est porteur, l’état de siège se renforce et Jean-Marc Ayrault semble décidé à garder au chaud le chantier de Vinci, aux frais de la collectivité, jusqu’à… jusqu’à quand, d’ailleurs ? Qui pourrait le savoir ? Les études recommandées, justifiées, ne feraient qu’augmenter encore le coût déjà faramineux du projet, réduisant d’autant les espoirs des collectivités de retrouver les fonds versés sous condition de « retours à meilleure fortune », et nul n’est capable de dire si ce cap des deux ans d’études franchi, la construction encore sera possible. Alors, BASTA!

Organisons-nous pour la grande chaîne humaine du 11 mai et préparons les journées d’été des 3 et 4 août, car seule la mobilisation populaire saura avoir raison de ce projet désastreux.

Commission écologie GA 44 - publié le 18 avril 2013

Notre-Dame-des-Landes : le bateau coule, mais les canons tonnent toujours
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