Myriam Martin : «Pour l'indépendance aux municipales»

Publié le par Le blog de la Gauche Anticapitaliste du Tarn & Garonne

Myriam Martin : «Pour l'indépendance aux municipales»

En désaccord avec la stratégie du NPA pour la présidentielle, Myriam Martin et ses amis (une cinquantaine de personnes au total) avaient quitté au printemps dernier le parti d'Olivier Besancenot pour créer la Gauche anticapitaliste et rejoindre les huit composantes du Front de gauche (PCF, Parti de gauche, Gauche unitaire etc.). Entretien avec la porte-parole nationale de la Gauche anticapitaliste.

Quelle place vous a accordé le Front de gauche ?

La Gauche anticapitaliste a intégré les structures collectives du Front de gauche et la coordination départementale de Haute-Garonne. On propose, on discute, on agit, on nous laisse une certaine marge de manœuvre. Nous avons parfois des divergences de vue - la dernière en date lors du congrès du PS pour lequel le PCF n'avait pas appelé à manifester - mais globalement ça se passe bien. On est arrivés avec nos valeurs, on ne va pas mettre un mouchoir dessus. Après, des consensus seront plus compliqués à trouver, notamment sur la question des municipales.

Quelles sont vos relations avec vos anciens camarades ?

Pas simples, bien sûr. Je regrette leur entêtement à s'enfermer dans un certain isolationnisme, y compris localement. Mais j'ose croire que l'on se retrouvera un jour. Les militants du NPA, ce ne sont pas mes adversaires. Je pense d'ailleurs qu'ils ont toute leur place au NPA. Nos ennemis, c'est la droite, l'extrême droite et les politiques d'austérité.

Depuis votre départ, avez-vous parlé avec Olivier Besancenot ?

Pas du tout. ça va faire un an que je n'ai plus de contacts avec lui. Mais c'est la vie, ce n'est pas grave.

Quelle stratégie doit adopter le Front de gauche pour les prochaines municipales à Toulouse, sachant que des élus PCF et Front de gauche participent à la majorité ?

La position du Front de gauche au niveau national est de susciter des listes indépendantes partout dès le premier tour, à Toulouse comme ailleurs. Au plan local, nous n'avons pas encore entamé les discussions. Je ne sais pas s'il faut s'associer au bilan de la majorité actuelle et le défendre à tout prix. Car en matière de mobilité ou de logement, je ne vous cache pas que nous nous attendions à des changements plus radicaux.

Propos recueillis par Sébastien Marti - ladépêche.fr

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