Marche des "salopes" contre la violence faite aux femmes

Publié le par Gauche Anticapitaliste Tarn & Garonne

Marche des "salopes" contre la violence faite aux femmes

«Non, c'est non même en mini jupe». «Le sexisme est une maladie sociale»… Autant de slogans, renforcés par des pancartes, entendus hier dans les rues du centre ville de Toulouse lors de la «Marche des salopes» ou Slutwalk. Une marche pour dénoncer entre autres le harcèlement fait aux femmes, le viol ou encore la culpabilisation des victimes.

«Nous sommes lasses des clichés sur la façon de s'habiller, relève Cécile, 25 ans. Pour ma part, il ne m'est rien arrivé de grave mais la psychose ambiante m'inquiète. J'ai beaucoup d'amies par exemple qui envoient un SMS pour rassurer leur entourage après une sortie tard le soir».

Une marche qui a connu un moment intense, lorsque place du Capitole, Lola, responsable régionale du mouvement, a lu la lettre d'une jeune femme victime de viol : «Si la police a plutôt bien fait son travail, au moment de porter plainte, les employés de bureau se sont montrés peu respectueux en écoutant mon récit». Estelle, 30 ans, a aussi été victime de viol : «Face aux réactions de la machine judiciaire, j'ai été traumatisée une seconde fois». Elle s'insurge aussi contre le «viol considéré comme une agression sexuelle et non comme un crime».

Si dans la bousculade des pancartes, certaines rappellent le danger du GHB, la drogue des violeurs, et d'autres la résistance des Pussy Riot face au pouvoir russe de Poutine, c'est celles rappelant le calvaire de Sohane, brûlée vive Cité Balzac à Vitry sur Seine en 2002 pour avoir été considérée «comme persona non grata» dans la cité par son bourreau, que beaucoup retiennent. Sohane devenue depuis le symbole des violences faites aux femmes.

Silvana Grasso, la dépêche.fr

le 07/10/2012

Marche des "salopes" contre la violence faite aux femmes

Le mouvement est né au Canada, il y a un peu plus d'un an. "Slutwalk" (littéralement "marche des salopes") s'était créé spontanément, en réponse aux propos d'un policier américain qui avait conseillé aux femmes de ne pas s'habiller comme des "salopes" si elles ne voulaient pas se faire violer. 3 000 personnes avaient alors défilé dans les rues de Toronto...

On retrouve les Slutwalks sur tous les continents et sous des noms différents : Marcha de las Putas, Marcha das Vadias, Walk for Respect, Marche des Salopes, Shameless Front, Marche des Effrontées… Plus de 200 villes ont ainsi organisé “leur” marche.

A Toulouse, 80 personnes se sont retrouvées à Saint-Cyprien, ce samedi après-midi. Objectif : la place du Capitole et tout au long du chemin, des slogans pour alerter la population sur les dangers du sexisme. Et rappeler qu'une victime n'est jamais responsable de son agression.

Des témoignages de victimes sont lus et chaque participant peut inscrire un message de son choix, qui sera par la suite diffusé dans un Web documentaire intitulé "Brisons le silence".

Des chiffres alarmants

En France, plus de 200 femmes sont victimes de violences sexuelles chaque jour. Une femme sur six est ou sera violentée. Dans 80 % des cas, la victime connaît son agresseur et tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint.

Source : midi-pyrenees.france3.fr/

La marche des "salopes" ou slutwalk le 6 octobre à Toulouse

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