Ligne Grande Vitesse Bordeaux/Toulouse : la fin?

Publié le par Le blog de la Gauche Anticapitaliste du Tarn & Garonne

Ligne Grande Vitesse Bordeaux/Toulouse :  la fin?

Selon RTL et France3, la "Commission Mobilité" préconiserait l'abandon de la LGV Bordeaux-Toulouse. Après le rapport Bianco et celui de la Cour des Comptes, c'est donc un troisième rapport clairement critique et défavorable à la politique du tout LGV.

Voilà une bonne nouvelle : plus de 8 milliards d'euros économisés, et des fonds disponibles pour la rénovation des voies existantes et pour les TER.

Surtout pas de partenariat privé-public (PPP) véritables pompes à argent public aux bénéfices exclusifs des bétonneurs (Vinci, Bouygue, Eiffage).

L'article suivant de Libé, concerne l'eventuelle fusion de la SNCF et de Réseau Ferré de France (RFF ) qui est propriétaire du réseau ferré, la SNCF ne s'occupant que de l'exploitation.

Le gouvernement est pris dans un étau : d'un coté les personnels, les syndicats et les partis de gauches favorable à une fusion, de l'autre Bruxelles absolument opposée, à quelques années de la libéralisation totale du "marché" ferroviaire.

Le ministre peut bien tergiverser, on sait malheureusement de quel coté vont se tourner Hollande et Ayrault!!!

S.T le 29 mai 2013.

Pour s'informer et militer contre cette LGV car le combat n'est pas terminé: Alternative à la LGV Bordeaux-Toulouse

Lire sur le sujet : Le train et les élus du Front de gauche à la région.

Ligne Grande Vitesse Bordeaux/Toulouse :  la fin?

Rumeur et démenti autour de l'abandon de la LGV Bordeaux-Toulouse

C'est une information qui, si elle se confirme, ferait l'effet d'une bombe en Midi-Pyrénées. La radio RTL indique avoir eu connaissance de certaines conclusions de la Commission Mobilité qui doit faire le tri dans les 70 projets inscrits dans le schéma national des infrastructures de transport (SNIT) d'ici 2030.

Le rapport ne doit être publié que fin juin, mais RTL croit savoir que la LGV Bordeaux-Toulouse ferait partie des projets abandonnés.

Le gouvernement, par la voix du Ministère du Développement Durable, dément cette information, indiquant que le rapport de la commission, présidée par le député PS du Calvados, Philippe Duron, n'est pas encore totalement écrit.

Cette rumeur et son démenti font craindre le pire aux défenseurs de l'arrivée du TGV à Toulouse, prévue pour 2020. En visite à Bordeaux en janvier 2013, le président de la République François Hollande avait confirmé implicitement la faisabilité de la LGV, indiquant "ça passera, parce que c'est l'avenir".

Dans un contexte économique très difficile, la Commission Mobilité doit déterminer quels sont les projets les plus importants pour les 15 prochaines années en matière d'infrastructures de transport.

France3.fr - Par Fabrice Valery - Publié le 29/05/2013

Ligne Grande Vitesse Bordeaux/Toulouse :  la fin?

Dans la famille du rail, le ministre voudrait la mère et les deux filles

Décryptage Au conseil des ministres ce matin, Frédéric Cuvillier défend la création d'une entité chapeautant la SNCF, qui fait rouler les trains, et Réseau ferré de France, propriétaire du réseau.

La réforme du système ferroviaire est au menu ce matin du Conseil des ministres. En jeu, le nouvel équilibre entre la SNCF qui fait rouler les trains et RFF (Réseau Ferré de France), propriétaire du réseau, mais qui confie à la SNCF ses travaux d’extension et d’entretien. Et plus que tout, la question de la gouvernance: qui va-t-on mettre aux manettes ? Le sujet, ultrasensible, est surveillé de près par Bruxelles et par les cheminots. Bruxelles, impatient de libéraliser le rail, voit d’un mauvais œil le retour à une SNCF toute puissante, et milite pour une séparation stricte des deux entités. A l’inverse, les cheminots veulent revenir à la SNCF d’antan. Voici le décor planté.

Ce matin, Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports, présente un nouveau modèle de gouvernance. Il est bâti sur trois piliers, qui sont une mère et ses deux filles. Toutes trois sont des Epic (Etablissement public industriel et commercial). Au sommet, la l'Epic-mère surplombe le système ferroviaire. A son conseil de surveillance, tous les acteurs directement intéressés au sujet: des parlementaires, des émissaires nommés par l’Etat, des cheminots, et, nouveauté, des représentants des régions. La fille aînée est la SNCF réduite à son activité d’opérateur des trains, des TER aux TGV. La cadette est l’actuelle RFF élargie: elle récupère les personnels chargés au sein de la SNCF de l’infrastructure, ainsi que ceux chargés de la circulation des trains, notamment les aiguilleurs. Soit en tout près de 50 000 salariés qui viendront renforcer les 1500 personnes qui travaillent à RFF. En réunifiant les personnels sous le même commandement, la réforme espère mettre fin aux dysfonctionnements coûteux et chiffrés jusqu’à 1 milliard d’euros par an.

Pour déminer le terrain, le gouvernement avait demandé à l’automne deux rapports, l’un sur la gouvernance d’ensemble, à Jean-Louis Bianco, et un autre, à Jacques Auxiette, sur la place des régions, principal financeur des trains du quotidien.

Déjà, des pressions s’étaient exercées sur les rapporteurs jusqu’à la dernière minute. Et à nouveau en début de semaine, les lignes ont bougé. Lundi, Matignon a différé ainsi une communication sur le nouveau plan. Et hier, Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre, a posé un lapin aux cheminots: il devait se rendre sur un poste d’aiguillage pour échanger avec les personnels sur la réforme, en compagnie du patron de RFF et de la SNCF.

«La mère ne doit rien pouvoir imposer aux filles»

Depuis que RFF a un nouveau patron – Jacques Rapoport, nommé à l’automne dernier –, tout baigne entre ce dernier et Guillaume Pepy. Dans la lettre commune qu’ils ont adressée à Frédéric Cuvillier, le 26 avril dernier, et que le site Mobilettre a révélée, ils plaident pour une intégration la plus poussée possible de leurs deux ensembles, considérant que «la pertinence d’ensemble du dispositif ferroviaire public repose à la fois sur une réelle autonomie de gestion des deux opérateurs et sur l’exercice effectif d’un pilotage intégré». Plus concrètement, commente en aparté l’un de deux acteurs: «Il faut réunifier le monde ferroviaire, en finir avec cette coupure qui crée artificiellement des conflits.» Pepy et Rapoport se sont surtout réparti les rôles: tous deux se voient très bien gouverner l’Epic de tête qui coiffe les deux Epic. Guillaume Pepy serait le président du directoire de l’Epic-mère – appellée encore pôle public unifié –, et son nouvel allié, Jacques Rapoport, en serait le vice-président. Mais Pepy n’aurait pas de voix prépondérante. Ils seraient condamnés à s’entendre. Comme le précise l’un des intéressés: «C’est les patrons des filles qui doivent faire le directoire de la mère. La mère ne doit rien pouvoir imposer aux filles». Un signal envoyé aussi à Bruxelles qui ne veut pas voir ressusciter la main-mise de l’opérateur SNCF à six ans de l’ouverture totale du trafic à la concurrence.

Libération.fr - par Catherine Maussion - le 29 mai 2013

Ligne Grande Vitesse Bordeaux/Toulouse :  la fin?

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