LGV : l'aveuglement de Malvy

Publié le par Le blog de la Gauche Anticapitaliste du Tarn & Garonne

LGV : l'aveuglement de Malvy

Le président socialiste de Midi-Pyrénées Martin Malvy a prévenu que la région (en fait la région c'est lui... la mégalo des élus est toujours étonnante) ne se satisferait pas d'un TGV "au rabais" et a refusé qu'une liaison intermédiaire entre TGV et TER se substitue à la réalisation d'une ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse.

Déjà qu'il paye pour la tranche Bordeaux-Tours (alors que la région Poitou Charente ne paye rien), il se retrouve aujourd'hui bien pris au dépourvu.

Le rapport Bianco (téléchargeable en fin d'article) étant critique vis de l’utilité des LGV au vu de la dette ferroviaire. Bref la priorité c'est de s'appuyer sur les lignes ferroviaires existantes en les rénovant...ce que nous disons depuis des années!

S.T qui monte à Paris par la POLT, lui, le 22 avril 2013

L'article de France3.fr

Malvy refuse un TGV "au rabais" jusqu'à Toulouse

M. Malvy réagissait à l'une des préconisations soumises lundi au gouvernement par l'ancien ministre Jean-Louis Bianco en vue d'une réforme du système ferroviaire français: développer une offre alternative entre TGV et TER, avec des trains roulant à 200-220 km/h.
Selon M. Bianco, cela offrirait une solution plus abordable aux métropoles et aux régions "sans attendre 20 ou 30 ans".
Cela ne signifie pas un renoncement définitif à de nouvelles lignes TGV, assure-t-il.

Une telle offre entre Bordeaux et Toulouse "n'est pas envisageable", a dit M. Malvy dans un communiqué, "Midi-Pyrénées ne peut pas se satisfaire d'un TGV au rabais que je récuse sans appel".
Cette possibilité a déjà été étudiée, dit-il, "le résultat était sans appel: de 1,5 milliard d'euros à 4 milliards d'euros de dépenses pour un gain de temps marginal (...) Cette solution laisserait Toulouse à quatre heures de Paris, donc toujours au-dessus du seuil de 3 heures, ne permettant pas la compétition avec l'avion et relançant ainsi la question d'un second aéroport" dans la région toulousaine

Si la LGV Bordeaux-Toulouse est remise en cause, Midi-Pyrénées se retirera immédiatement du financement de Tours-Bordeaux et demandera à être remboursée, a-t-il prévenu.
M. Malvy rappelle constamment que les collectivités de Midi-Pyrénées n'ont accepté de participer au financement de la LGV Tours-Bordeaux (qui prolonge Paris-Tours et dont les travaux ont commencé) que pour que la ligne soit ensuite prolongée vers Toulouse.

Les préconisations de M. Bianco sont un signal d'alarme supplémentaire pour M. Malvy et les nombreux défenseurs de l'arrivée du TGV à Toulouse, quatrième ville de France. Ceux-ci attendent avec impatience le rapport d'une commission chargée par le ministère des Transports de se pencher sur le bien-fondé et l'urgence d'un ensemble de liaisons ferroviaires, routières et fluviales que le précédent gouvernement voulait voir réaliser mais que l'actuel exécutif dit impossibles à toutes financer. Ce rapport sera remis en juin, dit-on aux Transports.

Avant cette remise à plat, les travaux de Bordeaux-Toulouse étaient censés commencer en 2017 pour une mise en service vers 2020. Toulouse est à cinq heures vingt de Paris par le train aujourd'hui.

Vidéo : le reportage d'Eric Coorevits

LGV : l'aveuglement de Malvy

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Henry 26/04/2013 16:14

Enfin nous allons pouvoir avoir un vrai débat sans être traité de passéistes ou même d'opposants au progrès. Nous avons raison depuis longtemps mais il ne faut tout de même pas baisser les bras en se disant que notre combat contre toute nouvelle LGV et pour la rénovation des lignes traditionnelles est gagné. La commission 21 n'a pas encore rendu son rapport ... sur la priorisation des programmes des nouvelles infrastructures de transport.