Les tracts: Austérité, les femmes en 1ére ligne / Nucléaire en sortir vite, le décider maintenant!

Publié le par Le blog de la Gauche Anticapitaliste du Tarn & Garonne

Les tracts: Austérité, les femmes en 1ére ligne / Nucléaire en sortir vite, le décider maintenant!

NUCLÉAIRE : en sortir vite, le décider maintenant!


La catastrophe nucléaire de Fukushima, survenue dans un pays ultradéveloppé et de haute technicité, met à mal de façon défi nitive et indiscutable le mythe de la sûreté et de
la sécurité nucléaires. Elle est d’autant plus inquiétante que, contrairement à Tchernobyl et à Three Mile Island (USA), elle touche pour la première fois de vieux réacteurs, vétustes mais présentés comme pouvant tenir encore des décennies, comme malheureusement l’accrédite pour la France l’agence de sûreté nucléaire (ASN).


Deux ans après cette catastrophe, le nouveau gouvernement japonais tente de remettre en selle le nucléaire, et de garantir les intérêts de la multinationale Tepco, malgré
la non stabilisation de la situation sur place, et les dégâts occasionnés pour des dizaines, voire des centaines d’années, dont les salariés du nucléaire et les habitants sont
les premières victimes.


Mais cet aveuglement est aussi celui du gouvernement français, qui refuse d’affronter le lobby nucléaire, voire le soutient. Les marchandages d’installations nucléaires se
poursuivent, le contrôle des richesses minières africaines, dont l’uranium, aussi, y compris à l’aide de la présence de l’armée française en Afrique.


Vu le retard pris, la sortie du nucléaire ne se fera pas en attendant la fi n des centrales actuelles. C’est maintenant qu’il faut la décider, et planifi er un plan de sortie, basé
sur la sobriété et les économies d’énergie (réhabilitation thermique des logements, normes drastiques pour les appareils électriques...), ainsi que sur le développement
des énergies renouvelables (bois-énergie, chauffe-eau solaires, éoliennes terrestres et marines…).


Mais, on ne peut compter sur le bon-vouloir des entreprises pour réaliser un tel plan. La puissance publique doit reprendre la main sur notre avenir énergétique, et développer
un véritable service public de l’énergie, avec l’appui de coopératives de production locale.


Dans l’immédiat, nous exigeons :
> la fermeture immédiate des 21 réacteurs nucléaires âgés de plus de 30 ans
> la fermeture, avant fi n 2017 , des 21 autres réacteurs qui approchent 30 ans
> la fin de toute production et utilisation de matériel militaire nucléaire
> l’arrêt de l’extraction de plutonium à La Hague et de la fabrication de MOX
> un moratoire sur tous les projets électronucléaires en cours en France et à l’étranger, et l’organisation d’un grand débat national sur le nucléaire.


La sortie du nucléaire ne peut pas se réaliser contre les travailleur-se-s du nucléaire. Inquiets pour leurs avenir, ils craignent souvent les conséquences d’une sortie du nucléaire. Un plan de sortie, et la création d’un grand service public de l’énergie doivent d’abord garantir le maintien de leur emploi et de leur salaire, l’arrêt de la précarité, en particulier pour ceux et celles travaillant dans les entreprises sous-traitantes, le droit à la formation et à l’évolution de carrière. La gestion de fin de vie des centrales, la mise en
place d’économies d’énergie et le développement d’énergies renouvelables doivent être l’occasion de créer des milliers d’emplois, ce que ne garantissent pas aujourd’hui les
multinationales de l’énergie.


Usagers et salarié-e-s, tous ensemble !


Signataires : Alternatifs, C&A, FASE, GA, PCOF, PG

Alternatifs, C&A, FASE, GA, PCOF, PG membres du Front de gauche. N U C L É A I R E : en sortir vite, le décider maintenant!

Les tracts: Austérité, les femmes en 1ére ligne / Nucléaire en sortir vite, le décider maintenant!

AUSTÉRITÉ: les femmes en première ligne

En France comme dans toute l’Europe, les femmes sont durement touchées par la crise. Ces effets sont accentués par les politiques d’austérité et de « compétitivité » mises en place par le gouvernement, en réponse aux exigences patronales.

Elles sont aujourd’hui les premières concernées par la croissance du chômage et du sous-emploi.
Elles sont les premières touchées par les emplois précaires et par le temps partiel. Ce dernier a connu une forte croissance depuis vingt ans, concernant très majoritairement les femmes (plus de 80 % des emplois à temps partiel) et dans la très grande majorité des cas, il est subi. Dans certains secteurs fortement féminisés, (le nettoyage, la restauration, la grande distribution), les embauches se font seulement à temps partiel.
Or cette croissance organisée du sous-emploi est occultée par les statistiques officielles du chômage. Il demeure largement responsable de la féminisation de la pauvreté : avoir un emploi ne protège plus de la pauvreté, quand il s’agit d’un emploi au SMIC à temps
partiel. Et l’augmentation du SMIC par le gouvernement en juillet dernier a été ridicule…


Ce qui prédomine aujourd’hui, derrière les grandes déclarations sur l’égalité professionnelle, c’est une politique qui se donne désormais pour objectif assumé de faire baisser le « coût du travail », au nom de la compétitivité. Dès lors, comment accepter
que la Ministre des droits des femmes se félicite de l’accord national interprofessionnel (ANI) signé par le patronat et des organisations syndicales minoritaires alors qu’il va faciliter les variations d’amplitude horaires en fonction de l’activité et offre des dérogations multiples à la durée minimale fixée à 24h ? Alors que sous couvert de « sécurisation de
l’emploi », il renforce et systématise la flexibilité du travail, l’objectif du Medef étant d’en finir avec toute référence à une durée légale et collective du travail ?


C’est le sens de l’offensive patronale engagée dans toute l’Europe, et à laquelle les politiques gouvernementales, de l’Allemagne à l’Espagne en passant par l’Italie, répondent positivement. Si ces politiques constituent une attaque contre tous les salariés, les femmes en sont les premières victimes.

Elles sont également touchées, à la fois comme salariées et comme principales usagères, par la remise en cause des services publics que programment les politiques d’austérité :
démantèlement de l’hôpital public avec le maintien de la loi « Hôpitalpatients- santé-territoires », manque criant de structures collectives dela petite enfance, pénurie dans l’éducation nationale particulièrement dans les départements les plus pauvres.

L’insuffisance de logements sociaux rend assez théoriques les annonces gouvernementales sur les plans de lutte contre les violences faites aux femmes. La protection sociale est également en ligne de mire. Son financement doit être rediscuté, et d’ores et déjà est annoncé un nouveau recul de l’âge de départ à la retraite. Alors même que les femmes paient déjà la faiblesse de leurs salaires, la précarité de leurs emplois et la discontinuité de leurs carrières, leurs retraites restent très inférieures à celles des
hommes, et souvent insuffisantes pour en vivre. Enfin, l’ouverture du « débat sur la dépendance » nous inquiète quand au financement auquel il saurait fait appel.


Les femmes se mobilisent contre l’austérité pour une politique bien ancrée à gauche


Avec le Front de gauche, construisons ensemble les mobilisations politiques et sociales nécessaires pour obtenir des avancées immédiates et pour faire émerger une alternative à la hauteur des attentes sociales.


Retrouver toutes les propositions du Front de gauche sur son site :
http://feministe.appels.frontdegauche.fr / fdgfeministes@gma
il.com


Parti Communiste Français - Parti de Gauche - Gauche Unitaire - Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique - République et Socialisme - Convergences et Alternative - Parti Communiste des Ouvriers de France - Gauche Anticapitaliste - Les Alternatifs

Front de gauche féministe : Austérité : les femmes en première ligne

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