Les échos du conseil municipal

Publié le par Le blog de la Gauche Anticapitaliste du Tarn & Garonne

Les échos du conseil municipal

Les échos du conseil municipal N°31 Mars 2013.

Conseil Municipal du 27 Février 2013

Les élus de Montauban Citoyenne, Marie-Claude BOUYSSI et Jean-Marc PANFILI

PARENTS, INDIGNONS-NOUS !

A l’évidence, les écoles ne sont pas le souci majeur de Madame Barèges et de sa majorité …Les priorités sont ailleurs : celles du tape à l’oeil, de l’apparence et du somptuaire … ce qui finit par coûter cher aux citoyens du Grand Montauban, dont les Montalbanais sont les principaux contributeurs !

En douze ans de mandat, deux constructions et une destruction d’école ! Le bilan est mince alors que depuis quelques années on compte 150 élèves supplémentaires à chaque rentrée scolaire !

C’est à la veille des élections législatives de Juin 2012 que, brusquement et sans concertation aucune, l’adjointe au maire, chargée des Affaires scolaires, a sorti de son chapeau un plan d’expansion des écoles de la ville : 14 classes en plus, sur 8 ans : plan notoirement insuffisant et inadapté à la situation.

Si Madame le Maire communique tous azimuts, elle n’aime pas beaucoup la communication des autres et notamment celle des parents d’élèves qui, faute d’être entendus, organisent une exposition photos ici, lancent une pétition là ou publient des articles dans la presse locale …Les parents sont aussi des électeurs et on ne calmera

pas leur juste indignation par des sourires enjôleurs (maire sourire.com), par un repas goûteux au marché gare et un panier garni !

EAU ET ASSAINISSEMENT :

La ville fait des cadeaux.

Alors que la délégation de service public a pris effet en février 2012, Mme Barèges propose un avenant dès maintenant. Explication : les deux sociétés (Véolia et la Saur) pouvaient prétendre d'après le contrat à une augmentation des tarifs de 2,5% dès cette année. Ne souhaitant pas augmenter le prix de l'eau et de l'assainissement (en cette année préélectorale, la mesure aurait été très impopulaire!), elle propose la réduction de la redevance que chaque prestataire doit reverser à la ville. Soit un cadeau de 118 178 € à Véolia et de 108 747 € à la Saur. Encore une fois pour préserver les profits du délégataire.

L'eau et l'assainissement sont gérés dans des budgets annexes qui ne peuvent être abondés par le budget principal. Or, la ville a gardé un service de l’eau (4 personnes) et doit assumer le remboursement d'un emprunt (12 millions à rembourser à coup d'annuité de 1,1 million). Si la redevance baisse, c'est la destruction pure et simple des capacités d'investissement de la ville qui l’a gardé entièrement à sa charge. Il ne pourra plus y avoir d'investissement significatif pendant tout le contrat. Dans quel état récupèrera-t-on les réseaux dans 8 ans ?

De plus, Véolia a fait inscrire toute une série de services nouveaux et payants dans son tableau des tarifs de prestations. Pourquoi ces prestations ne figuraient-elles pas dans le contrat initial ?

Après les cadeaux à Eiffage pour les parkings, (600 000€ de redevance annulés, 206 places payantes en surface, 4 ans de contrat supplémentaires), encore une délégation qui coûtera cher aux Montalbanais.

SITUATION DES LOCAUX SCOLAIRES

La démographie : cette année, 150 élèves de plus à la rentrée, 120 de plus entre septembre et décembre. Le rythme moyen est d'environ 200 élèves de plus par an depuis au moins 5 ans.

Plan de constructions annoncé par la ville en 2012 : 2 classes à Fonneuve (1 déjà construite), 3 classes à Birac (pour 2014), 3 à Coulonges (Falguières), une maternelle de 4 classes à l'école verte, 1 classe à Hugues Panassié et 1 classe à St Martial dont les mises en service s'étaleront jusqu'en 2020 : trop peu, trop long au vu de l'évolution démographique. 1 classe a ouvert en 2013, 3 ouvriront en 2014.

La situation aujourd'hui : De l'aveu de l'IA, 96 enfants ne sont pas scolarisés dans les écoles de leur secteur. Le taux d'encadrement à Montauban est de 26,44 élèves par classe, le plus haut de l'académie après Toulouse, et dans les 10 plus hauts de France. La scolarité des 2 ans est passée en 10 ans de 36% à 14% avec une chute à 11% entre temps. De nombreuses ouvertures se font dans des Algécos ou des locaux provisoires.

Bilan des constructions en 12 ans de mandat : L'école verte prévue à 5 classes est déjà à 8 en utilisant tous les locaux disponibles (CLAE, etc...), L'école Jean Moulin pour remplacer le Petit Versailles avec 2 classes de plus. Mais démolition du Petit Versailles et fermeture des Farguettes. Soit un bilan de 5 ou 6 classes supplémentaires seulement.

Et, partout se pose le problème des cantines: locaux trop petits ou inadaptés, fréquentation élevée, personnel trop juste, pas d'activités organisées sur ce temps méridien dans la majorité des écoles.

ECOLES

La mairie refuse d'admettre les problèmes Une question écrite concernant la situation de St Hilaire a été déposée par les élus de Montauban Citoyenne: demande d'ouverture d'une 4ème classe. La mairie a obligé des familles à scolariser dans d'autres écoles du secteur ou plus éloignées et refusé les inscriptions dès 2 ans ½ pour réduire l'effectif à 83 élèves pour 3 classes (sous le seuil d'ouverture).

Les parents ont comptabilisé les enfants du quartier et arrivent à 98 au moins, 104 avec les 2ans1/2. Ils acceptent un algéco en attendant la construction d'une classe. Mais St Hilaire ne fait pas partie du plan d'extension des écoles (14 classes prévues sur 8 ans).

Lors du CDEN, l'IA a accepté de réserver un poste qui pourrait être implanté à St Hilaire si la mairie installe l'Algéco, reconnaissant par là la réalité des effectifs. Selon Mme Barèges, « Le "ramdam" » fait autour de cette école aurait des objectifs plus liés à des intérêts politiques qu'à l'intérêt des enfants » (réponse particulièrement choquante). Elle soutient que d'autres écoles ont une situation plus tendue (Buisson, J. Guesde), et que là, les locaux sont présents. Elle fera donc la carte scolaire exclusivement avec l'Inspecteur d'Académie pour prendre sa décision sur le lieu d'implantation du 6ème poste accordé à la ville. Il n'est pas et il ne sera donc pas question dans l'avenir d'implanter un Algéco à St

Hilaire. Elle préfère continuer à modifier tous les ans la carte scolaire, au détriment de l'organisation des familles.

RYTHMES SCOLAIRES

La ville propose de passer à 4 jours et demi dès 2013 pour toucher les subventions de l'Etat (50€ par enfant), mais c'est par un tour de passepasse sur les horaires qui n'offre aucune réelle possibilité d'activités nouvelles aux enfants et ne raccourcit en rien les journées pleines car le rythme sera le suivant : responsabilité mairie : de 7H30 à 9H, de 12H à 14H, et de 16H15 à 18H30, classe de 9H à 12H, de 14H à 16H15, et le mercredi matin de 9H à 12H, soit 4 fois par semaine, des journées enfants qui peuvent toujours atteindre 11H !

Mais cela permettra à la ville de toucher plus de 300 000 euros de subventions et d'économiser les frais des centres de loisir le mercredi matin. A quand la présentation des contreparties en activités sportives, culturelles ?

Que se soit à cause de la ville ou du gouvernement qui ne donne pas réellement les moyens, nous sommes loin d'une refondation de l'école favorable à la réussite de tous les élèves alors que la performance scolaire en France est tombée au 27ème rang sur 29 pays de l'OCDE.

GESTION DU CENTRE AQUATIQUE : encore une délégation au privé !

C'est une société privée qui gèrera le centre aquatique (vote au Conseil Municipal du 20 mars).

Le contrat d'affermage de 5 ans prévoit que la ville versera une redevance de plus de 1 million d’euros pour les missions non rentables pour l'exploitant: les scolaires, les clubs, les associations,... qui viendra s'ajouter aux 2,25 millions d'euros versés chaque année à Vinci pour la construction. Par contre, ce qui rapporte restera au délégataire, comme d'habitude. Les personnels seront également transférés. La piscine ouvrira en

juillet, l’entrée simple adulte passera de 2,20€ à 4,50€. Le gestionnaire pourra augmenter les tarifs dès septembre !

Nous pourrons dire « notre chère piscine », mais cela n'aura rien d'affectif !

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