Hôpital de Montauban : seule la lutte paye!

Publié le par Le blog de la Gauche Anticapitaliste du Tarn & Garonne

Hôpital de Montauban : seule la lutte paye!

Le communiqué de la CGT CH Montauban :

La détermination de tous a payé !!

Plusieurs centaines d’agents ont participé de fait aux négociations avec la direction puisqu’ils ont été consultés à chaque étape des discussions et le résultat final est dû à leur forte mobilisation.

Rappelons que la proposition de l’administration au début des discussions était : 37 heures 30 pour tous, soit la perte de 9 RTT pour les repos variables et 7 pour les repos fixes, ainsi que deux ATT pour les cadres.

Après plus de 10 heures de négociations, 2 envahissements de la salle, 4 interruptions de séance pour consulter les agents, l’intervention de l’agence régionale de santé au téléphone, puis la médiation de la députée de la circonscription Valérie Rabault ; la direction a finalement accepté le compromis que nous lui avions proposé avec l’accord des personnels en milieu de soirée.

Soit , des journées de travail de :

7h40 pour les agents en repos fixe.

7h45 pour les agents en repos variables.

Cela se traduira par la perte de 2,6 jours de RTT.

Les conséquences de ces engagements pour les personnels de nuit sont, soit sans effet soit négligeables (plus ou moins 3 minutes).

Cette mobilisation exceptionnelle et l’expression de la détermination de chacun auront permis ce résultat qui a grandement limité les pertes en termes de conditions de vie et de travail.

Les conséquences en termes de perte d’emploi seront-elles aussi amoindries, nous continuerons à nous battre pour sauvegarder l’emploi des CDD menacés.

Vendredi matin nous avons rencontré l’ARS en présence de la direction.

Elle a fait le constat que la situation du centre hospitalier de Montauban et l’action menée jeudi soir par les personnels appelait de sa part à ne pas laisser l’hôpital dans cette situation de tension.

Lundi après-midi nous rencontrerons la direction en présence de représentants de l’ARS pour discuter des autres points qui étaient inscrits à l’ordre du jour des négociations.

Les difficultés de l’hôpital demeurent, aucun engagement concret en termes financiers n’a été pris.

La mobilisation est toujours nécessaire pour obtenir les moyens indispensables au fonctionnement de notre hôpital. Il en va de la qualité des soins, et de nos conditions de vie et de travail.

Hôpital de Montauban : seule la lutte paye!

Hôpital de Montauban : le directeur et trois cadres retenus par le personnel

Le directeur du Centre Hospitalier de Montauban et trois autres cadres ont été retenus une partie de la soirée dans l'établissement hospitalier de la préfecture du Tarn-et-Garonne par une partie du personnel qui proteste contre les mesures d'économies prévues par la direction.

Représentants du personnel et direction avaient rendez-vous en début d'après-midi jeudi pour négocier. Depuis le début de l'été la situation est très tendue : le personnel s'oppose aux mesures d'économies et à la nouvelle organisation du temps de travail voulues par la direction. Fin août le personnel avait notamment investi une réunion du CHSCT.

Le budget lourdement déficitaire du Centre Hospitalier de Montauban a été rejeté par l'Agence Régionale de Santé (ARS) qui demande à la direction un plan de retour à l'équilibre sur 24 mois.

Direction et syndicats doivent se revoir ce vendredi après-midi.

France3.fr - Par Fabrice Valery - Publié le 12/09/2013

Hôpital de Montauban : seule la lutte paye!

Montauban. Des négociations tendues et interrompues en pleine nuit à l'hôpital

On aurait pu penser que les négociations marathon d’hier après-midi et du début de soirée auraient pu déboucher sur un accord...Mais ce fut loin d’être le cas après 21 heures 30.L’attente devenait longue, crispante pour la grosse centaine de salariés toujours sur place et attendant enfin des résultats, des ouvertures pour mettre un terme à un conflit qui dure depuis juillet et risque de déboucher sur plusieurs dizaines de licenciements dès janvier prochain. La pluie de la soirée d’hier ayant fait refluer tout le monde dans la cage d’escalier, l’exaspération gagnant par contagion, à 21 h 50, les portes de la salle de négociation cédaient sous la pression et la salle était envahie. La confusion régnait alors et les quatre représentants de la direction semblaient bien esseulés.Coincés dans la salle et coupés de l’extérieur, ils attendaient les décisions de l’ARS d’un côté et du préfet de l’autre pour voir par quels moyens ils pourraient sortir de ce local un peu plus tard dans la nuit .En espérant peut-être une reprise des négociations dans la journée sous la houlette de l’ARS.

Quatre suspensions de séances dans l'après-midi

Le rendez-vous négociatoire avait pourtant débuté hier comme prévu vers 14 heures dans la partie administrative du centre hospitalier. Avec autour de la table les douze représentants syndicaux (6 CGT, 3 CFDT et 3 FO) et quatre représentants de la direction dont le directeur Joachim Bixquert.

Alors que les négociateurs se retrouvaient au dernier étage du bâtiment, pas moins de deux cents salariés attendaient en bas pour «supporter» leurs représentants syndicaux. Une première interruption survenait vers 15 heures et la délégation remontait rapidement alors que la «température» montait dans la cour d’honneur. Tant et si bien que les salariés dont le mouvement de grève perdure et est surtout doublé d’une grande incertitude sur le devenir de plusieurs dizaines d’entre eux dès le premier janvier 2014, à leur tour grimpaient dans les étages et faisaient irruption dans la salle de négociations.

Après un certain temps de flottement tout repartait dans une autre pièce. Vers 19 heures voyant que sur les problèmes des RTT, des temps de transmission, des horaires de travail n’étaient pas abordés normalement les syndicats venaient à la rencontre de leurs mandants pour formuler une contre-proposition. sur le thème «qu’est-ce qu’on veut gagner pour ne pas tout perdre» comme l’exprimait une salariée. Et partant du principe (dixit une autre salariée) que l’on va «nous faire payer quelque chose dont on n’est pas la cause.»ils proposaient de nouveaux horaires faisant «perdre» 2,6 jours de RTT/an contre 9 ou 7 comme le demande la direction pour les salariés ayant des repos variables ou fixes. À cette contre-proposition, la direction demandait un temps de réflexion jusqu’à lundi.

Après une nouvelle suspension vers 21 heures on se remettait autour de la table pour examiner les autres points. Les personnels massés dans la cage d’escalier demandaient que l’on donne des réponses à tout au plus tard dans la nuit. L’ambiance sonore montait d’un cran et de plusieurs décibels. Puis vers 21 h 50 le couvercle de la marmite sautait…

La Dépêche.fr - Jean-Pierre François - le 13 sept 3013

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