Gaz de schiste... c'est reparti

Publié le par Le blog de la Gauche Anticapitaliste du Tarn & Garonne

Gaz de schiste... c'est reparti

Comme un enfants qui peut pas s'empêcher de piocher dans une boite de chocolat jusqu'à épuisement, Montebourg, le matamore de salon, relance l'idée d'exploiter le gaz de schiste, mais uniquement de "manière propre".

Il est incorrigible l'Arnaud, on a beau le sermonner, il remet les mains dedans! On le préfére vraiment dans les magazines peoples que dans un ministére!!!

Comme si installer dans nos campagnes des pipelines, des puits de forage, des usines de traitements, comme si un balai incessant de camion et d'engins, c'étaient propres.

Vive le capitalisme vert!

Alors pour nous convaincre, on fait miroiter des chiffres astronomiques et des gains faramineux... pour les exploitants et encore. Le gaz de schiste ne sera pas moins cher pour le consommateur que le gaz "traditionnel", ne rêvons pas (il faut bien préserver de grasses et juteuses marges bénéficiaire).

C'est juste une rente pour les multinationales du pétrole et des taxes à percevoir pour l'Etat et les collectivités.

Les dégâts et les pollutions seront pour les citoyens!

Le gouvernement PS-EELV-PRG cherche à battre le record de bétonnage et de pollution : gaz de schiste, nucléaire, lignes grande vitesse, aéroport de Notre Dame des Landes, etc.

Rien ne le retient... sauf la mobilisation citoyenne : Gaz de schiste non merci... nous on veut une vraie transition écologique.

S.T le 29 nov 2012.

PS : en plus ce tocard adore les voitures nucléaires électriques.

Gaz de schiste... c'est reparti

La France doit exploiter son gaz de schiste à l'aide de technologies propres plutôt que l'importer, a estimé le ministre du Redressement productif à la veille du débat sur la transition énergétique.

Gaz de schiste: le retour. A la veille du débat sur la transition énergétique, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, redonne espoir aux tenants d'une exploitation, sous condition, des gaz de schiste en France. « Nous n'acceptons pas la fracturation hydraulique mais nous travaillons à imaginer une nouvelle génération de technologies propres qui permettraient d'extraire sans abîmer», a-t-il lancé mercredi devant l'Union française de l'électricité (UFE), rappelant qu'il était en charge des matières premières. « Ce gaz (..) mieux vaut le produire si nous l'avons plutôt que l'importer », a-t-il ajouté, soulignant que le gaz, un hydrocarbure peu générateur de gaz à effet de serre, pourrait jouer un rôle important dans la transition énergétique.

Cette ouverture du ministre du redressement productif sur un dossier qui paraissait avoir été scellé en septembreintervient après une récente initiative du président de la République, François Hollande, qui a encouragé les chercheurs et les entreprises à travailler sur des techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour exploiter le gaz de schiste et s'est engagé à prendre ses responsabilités si une telle technique se faisait jour. Le débat sur la transition énergétique, qui s'ouvrir jeudi et s'achèvera mi-2013, doit permettre à la France de savoir comment concilier l'allégement sa dépendance au nucléaire avec plus de sobriété énergétique.

Or, en 2011, la facture des importations de gaz et de pétrole a atteint un record à plus de 61 milliards d'euros. Dans ce contexte, les estimations de l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) qui crédite la France de 5,1 milliards de mètres cubes exploitables soit près de 90 années de sa consommation actuelle de gaz sont des éléments à ne pas négliger. Surtout pour un pays qui, avec des entreprises comme Total , CGG Veritas , Solvay ou Imerys, détient un réel savoir-faire dans ce secteur.

Argument supplémentaire : c'est grâce à l'exploitation de ces gaz que les Etats-Unis seront en mesure de ravir à l'Arabie saoudite le titre de premier producteur de pétrole à l'horizon 2020 avant de devenir presque autosuffisants en matière énergétique d'ici à 2035.

Energies vertes

La fracturation hydraulique, la seule technique actuellement utilisée pour extraire ce gaz emprisonné dans la roche, a été interdite en Franceen raison notamment des risques qu'elle fait courir à l'environnement. Dans l'Hexagone, si loi du 13 juillet 2011 interdit cette technique pour extraire les gaz de schiste, tous les permis de recherche de ce gaz n'auraient pas été annulés C'est le cas notamment pour trois sites en région parisienne,sur les zones de Nogent-sur-Seine, Leudon-en-Brie et Château-Thierry.

Au delà du dossier des gaz de schiste, Arnaud Montebourg, qui s'exprimait devant les professionnels de l'électricité, a déclaré que les capacités de production électrique de la France lui offraient des avantages compétitifs évidents mais que les énergies vertes représentaient une « nouvelle frontière technologique » pour l'Europe. « L'Europe doit s'emparer du débat énergétique, de la transition énergétique, pour ouvrir cette nouvelle frontière de l'efficacité énergétique, du stockage de l'énergie, des technologies permettant de décarboner l'économie et donc de concilier performance et compétitivité de l'économie avec transition énergétique » a-t-il déclaré.

Par Jean Michel Gradt le 28/11/12 - lesEchos.fr

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