Agro business, on marche vraiment sur la tête

Publié le par Le blog de la Gauche Anticapitaliste du Tarn & Garonne

Agro business, on marche vraiment sur la tête

Trois articles navrants sur un des aspect du monde agricole, ou pour ne pas faire d'amalgame, sur les pratiques pourries de l'agro-business.

Le premier nous informe que les pollutions agricoles (pesticides, engrais,...) se retrouvent dans l'air, et malgré le déni de réalité des politiques et sur le coup du journaliste de France3 (personne ne sait que c'est dangereux !!!), impactent fortement les populations. On savait que l'agro-business nous faisait manger de la "merde"... on en connait l'odeur maintenant!

Le deuxième, révèle les pratiques de certains agriculteurs, bas du front (national?) et de l'horrible syndicat FNSEA aux pratiques plus que douteuses (la FNSEA, est au cœur d'une enquête instruite depuis le début de l'année 2000 au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris pour des abus de confiance et des détournements de fonds). On savait ce syndicat grand défenseur de la PAC, celle là même qui arrose les gros céréaliers de la Bauce en Range Rover, les Betteraviers industriels nordistes, les Riziculteurs géant de Camargue. On ne de doutait pas qu'elle était organisatrice de pogrom.

En parlant de pogrom, comment ne pas évoquer ce qui s'est passé dernièrement à Marseille où quelques 150 habitants ont manifesté contre la venue de familles roms dans le village. Ce qui est affolant c'est que dans ce cortège infâme, nous retrouvons élus et candidats aux prochaines municipales de touts bords (Garo Hovsépian pour le PS, Gérard Chenoz pour l'UMP et Stéphane Ravier pour le FN) venus soutenir cette misérable action. Le PS est vraiment tombé bien bas!

Enfin un dernier article, montre la force des lobbys agro-alimentaires et la faiblesse du gouvernement PS/PRG/EELV. Après les scandales sur la viande (bovine), des mesures de traçabilités auraient été plus que salvatrices pour le consommateur mais aussi pour la filière, du moins pour ceux qui font correctement leur travail. Mais non le gouvernement et sa majorité se dégonflent, baudruches inutiles même, sans réelle opposition.

S.T le 27 juin 2013.

Agro business, on marche vraiment sur la tête

Des molécules phytosanitaires décelées dans l'air de Midi-Pyrénées : personne ne sait si c'est grave ou non.

Après la découverte par l'ORAMIP de concentrations d'insecticides, de fongicides et d'herbicides dans l'air de Midi-Pyrénées, personne n'est aujourd'hui en situation de répondre à la question : est-ce dangereux pour l'organisme humain ?

Les résultats de la campagne d'évaluation des concentrations en phytosanitaires dans l'air ambiant de Midi-Pyrénées en 2012 sont rendus public ce mercredi par l'ORAMIP, l'Observatoire Régional de l'Air en Midi-Pyrénées.

On peut découvrir dans ces résultats la présence de 10 molécules dont 5 fongicides, 3 insecticides et 2 herbicides.

On constate également que ces concentrations ont diminuées radicalement en août 2012 dès l'arrêt des traitements phytosanitaires sur les vignes.

On connait donc assez précisément le degré de concentration de ces molécules mais personne n'est en capacité de dire à quel point c'est dangereux ou non pour l'homme.
L'ORAMIP (cliquer pour résultats) ne peut que réaliser des mesures et c'est au monde de la Santé de les analyser.

Le problème, c'est que les recherches des scientifiques sont très peu avancées dans ce domaine.

Site et moyens de mesure

Une campagne d’évaluation de composés phytosanitaires dans l’air ambiant a été mise en place en juin 2012 sur la commune de Douelle, située à 10 km environ de Cahors.

Le site a été retenu en raison de son emplacement au cœur du bassin viticole lotois. La commune fait également l’objet de plusieurs mesures agro-environnementales et dispose d’un captage d’eaux brutes classé Grenelle. Les mesures se sont déroulées dans la cour de l’école primaire de Douelle, du 27 juin 2012 au 10 octobre 2012.

L’étude porte sur la présence éventuelle de phytosanitaires en phases gazeuse et particulaire (particules inférieures à 10 microns). Au total, 15 échantillons hebdomadaires ont été collectés.

5 fongicides, 3 insecticides, et 2 herbicides ont été mis en évidence

Le fongicide Cymoxanil est systématiquement détecté dans les échantillons, et persiste dans l’air ambiant audelà des périodes de traitements effectués sur la vigne. Ce composé contribue également aux ¾ de la concentration totale en phytosanitaires détectée.

La concentration totale en phytosanitaires est plus importante au début de la période de mesure, elle atteint 7 ng/m3 dans l’air ambiant sur la première
quinzaine de juillet.

Les phytosanitaires quantifiés sont également plus nombreux sur cette période.

Les concentrations mesurées ne sont pas directement corrélées aux traitements des parcelles les plus proches, mais représentatives d’une région géographique et de pratiques agricoles plus larges. En outre, les mesures révèlent la persistance de certaines molécules comme le lindane et le rôle notable du transport des molécules sur de longues distances.

France3.fr - Par Michel Pech - Publié le 26/06/2013

Agro business, on marche vraiment sur la tête

La FNSEA expulse des gens du voyage avec du lisier

Opération « Récupérons nos terres ! ». Le 17 juin, une cinquantaine d’agriculteurs et d’élus locaux sont venus « déloger » des familles de gens du voyage, qui occupaient un bout de terrain d’une exploitation agricole, dans le canton de Houdan. Avec une méthode pour le moins expéditive : ils y ont déversé du lisier.

Cette action était organisée par la Fédération départementale des Syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) des Yvelines et la Chambre d’agriculture d’Ile-de-France. « La prise en otage régulière de l’outil de travail des agriculteurs contraint ceux-ci à réagir », explique le communiqué du syndicat, qui appelait à venir « soutenir l’exploitant agricole envahi par les 70 caravanes qui se sont appropriées l’espace ». En déversant « 3 citernes de lisier de 10 mètres cube chacune ».

Les caravanes étaient installées depuis une quinzaine de jours sur une parcelle en friche. Mais le campement avait empiété sur des zones cultivées. Un arrêté d’expulsion avait été pris. Ce qui n’empêche pas le syndicat de dénoncer, « une fois de plus », « l’inertie de l’administration, qui ne remplit pas son rôle de protection de la propriété privée et qui, par là même, cautionne la transgression des lois. »

C’est à l’État et aux collectivités locales de gérer la situation, répondent des associations travaillant avec les gens du voyage [1]. Et non à une organisation syndicale de « jouer les auxiliaires de police en faisant justice elle-même », par une action « moralement scandaleuse et syndicalement irresponsable » [2]. Une telle réaction contre les gens du voyage ne fait « qu’exacerber la haine dans notre société et terni l’ensemble de la profession agricole », dénonce le collectif. La FNSEA, et son président Xavier Beulin, n’ont pas commenté ce dérapage syndical.

Bastamag.net - Agnes Rousseaux - le 26/06/13

[1] Minga, URAVIF (Union régionale des associations pour la promotion et la reconnaissance des droits des Tsiganes et Gens du voyage en Île-de-France) et HALEM (Habitants de Logements Éphémères ou Mobiles).

[2] Ce type d’action a malheureusement des précédents.

Les députés renoncent à imposer l'étiquetage de l'origine des viandes

Lors d'une discussion sur laquelle planait à la fois le scandale de la viande de cheval congelée et la colère des éleveurs, des députés UMP, PS et Front de gauche avaient déposé plusieurs amendements sur ce sujet au projet de loi sur la consommation, actuellement en première lecture à l'Assemblée. Ces amendements rendaient obligatoire la mention de l'origine nationale de la viande, qu'elle soit consommée fraîche ou dans le cadre de produits alimentaires transformés.

RAPPORT D'ÉTAPE EUROPÉEN EN JUILLET

Le ministre délégué à la consommation, Benoît Hamon, tout en approuvant sur le fond ces dispositions, s'y est opposé en arguant qu'elles devaient obligatoirement être décidées au niveau européen. "La France est en pointe sur ce dossier, et a décroché des soutiens auprès de plusieurs pays, malgré la position frileuse de la présidence irlandaise de l'UE et de la Commission européenne. Si le signal qui est donné est de voter une disposition contraire aux textes européens, cela mettra le gouvernement français en difficulté" dans les négociations avec ses partenaires, a-t-il plaidé.

Le ministre, soutenu par le président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée, François Brottes (PS), a proposé de se rendre à Bruxelles avec une délégation de députés de tous les groupes pour plaider cette cause. Un rapport d'étape doit être rendu en juillet sur le sujet par la Commission européenne, et si celle-ci ne s'en saisit pas pour faire des propositions, "je ne m'opposerai pas alors à ce que la représentation nationale en prenne acte", a-t-il dit.

Si le député socialiste Germinal Peiro a accepté de retirer son amendement, tout en prévenant que "si rien n'avait changé lors de la seconde lecture" il le représenterait et ne le retirerait pas, ses collègues des autres groupes, de l'UMP au Front de gauche, en passant par l'UDI et les écologistes, n'ont pas été convaincus. "En votant un amendement à l'unanimité, nous donnerons un mandat ferme de négociation au ministre, qui pourra dire 'je n'ai pas le choix, la représentation nationale l'exige', comme régulièrement Angela Merkel le dit à propos du Bundestag", a argumenté Marc Le Fur (UMP).

"Ne pas gêner le ministre, attendre la deuxième lecture... ce sont des jeux parlementaires ! Est-ce qu'on mesure bien le rejet de nos artifices politiques par nos concitoyens alors qu'il y a urgence ?", a explosé le communiste André Chassaigne. Finalement, l'amendement de M. Peiro, qu'avait repris à son compte l'UMP, a été repoussé par 77 voix contre 34, et un amendement analogue de M. Chassaigne a lui aussi été refusé.

Le Monde.fr avec AFP | 27.06.2013

Agro business, on marche vraiment sur la tête

Commenter cet article