Accord sur la sécurisation de l'emploi : Une régression sociale historique

Publié le par Le blog de la Gauche Anticapitaliste du Tarn & Garonne

Accord sur la sécurisation de l'emploi :  Une régression sociale historique

Communiqué de L’Union syndicale Solidaires

L’Union syndicale Solidaires juge inacceptable le texte sur lequel vienne de tomber d’accord le patronat et des organisations syndicales.

Cet accord :

- institutionnalise davantage la précarité par la généralisation des contrats de projets et les contrats à durée indéterminée intermittents.

- instaure une super-flexibilité par de nouvelles mesures de mobilité, la généralisation de l’accord compétitivité/emploi, et de nouvelles modalités pour les PSE, en se dégageant systématiquement des obligations légales et conventionnelles du licenciement économique.

- spolie les salariés-es par une barèmisation plafonnée en cas de licenciements sans cause réelle et sérieuse.

- réduit les délais de recours des syndicats en matière de licenciements économiques collectifs et de contestation aux prud’hommes.

La logique patronale est claire : renforcer la flexibilité de la force de travail, poursuivre la destruction du code du travail et la hiérarchie des normes.

Il n’y a pas de sécurisation de l’emploi mais sécurisation des droits, déjà exorbitants, des patrons. L‘union syndicale Solidaires s’emploiera à construire les mobilisations nécessaires pour rejeter cette régression sociale historique.

Paris, 11 janvier 2013

Accord sur la sécurisation de l'emploi :  Une régression sociale historique
Accord sur la sécurisation de l'emploi :  Une régression sociale historique

Communiqué du Front de gauche. "L'accord" sur l'emploi ne doit pas devenir une loi !

Le Front de gauche regrette la signature des accords sur l’emploi. Ce texte inspiré par le MEDEF marque une avancée pour celui-ci. Cette organisation patronale s’en est d’ailleurs aussitôt réjouie. S’il y a sécurisation c’est celle qui permet plus de flexibilité ! Le CDI est toujours plus attaqué comme norme de notre droit du travail. La hiérarchie des normes est contestée : les salariés ne pourront plus refuser un avenant à leur contrat de travail si un accord d'entreprise le prévoit. Sur bien des aspects, cet accord rompt avec notre modèle social et républicain.

Cet accord est en réalité minoritaire puisque les syndicats qui, à juste titre, le refusent, qu’ils aient participé ou non à la négociation, sont ensemble les plus représentatifs des salariés.

La bataille n’est donc pas finie : ce texte ne vaut pas loi.

Le Front de gauche soutiendra les mobilisations des organisations syndicales qui, lui étant opposées, interpellent le Parlement pour qu’il ne le vote pas en l’état. Majoritaires à l’assemblée nationale, les parlementaires PS et Europe Ecologie –Les Verts ont une lourde responsabilité : ils peuvent refuser cette régression sociale. Nous appelons les assemblées citoyennes et toutes les structures du Front de Gauche à interpeller leurs député-e-s et sénateur-trices de gauche. Ce texte ne doit pas passer !

Le 23 février à Metz, lors du meeting de lancement à la campagne nationale "l'alternative à l'austérité, c'est possible, le Front de gauche, avec la participation de syndicalistes, présentera des propositions pour l'emploi et les droits des salariés et montrera que de vraies solutions pour la sécurisation des salariés et de l'emploi existent.

Le 13 janvier 2013.

Accord sur la sécurisation de l'emploi :  Une régression sociale historique

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