A Paris, la police veut localiser et "évincer" les Roms

Publié le par Le blog de la Gauche Anticapitaliste du Tarn & Garonne

A Paris, la police veut localiser et "évincer" les Roms

Le Parisien à révélé dans son édition de mardi qu'une note interne au commissariat parisien du 6e arrondissement de Paris demandait d'"évincer systématiquement" les Roms du quartier. Selon le quotidien, cette note interne "sur instruction de la commissaire centrale", préconisait "dès à présent et jusqu'à nouvel ordre pour les effectifs du 6e arrondissement, de jour et de nuit, de localiser les familles roms vivant dans la rue et de les évincer systématiquement".

Le maire UMP de l'arrondissement, Jean-Pierre Lecoq, interrogé par le Parisien, dit "ne pas être choqué" par ladite note. Il en faut plus pour troubler ce type de personnage.

Cette affaire rappelle celle concernant un mail du SRPJ de Montpellier. Il avait été envoyé à destination des hôteliers de la région, les incitant à "signaler l'arrivée" de personnes "originaires d'Europe de l'est" en vue de la lutte contre la délinquance organisée :

"(...)maintenant passer à une seconde phase afin d'anticiper les faits de délinquance que sont en particulier les cambriolages en bande organisée, les vols de donnée de cartes bancaires (...) et le proxénétisme". "Nous vous demandons donc de nous signaler l'arrivée dans vos établissements d'individus originaires d'Europe de l'est, en groupe ou en famille"

Le directeur de la Police judiciaire de Montpellier, Gilles Soulier, avait refusé de parler de dérapage : "Il n'y a pas de maladresse, seulement un malentendu. Si un hôtelier a des doutes sur la présence d'un proxénète dans son établissement, il peut nous alerter".

Comme si tous les migrants étaient forcément des délinquants. Les idées nauséabondes du F-haine, liant immigration et délinquance, irriguent clairement tout l'appareil d’État.

S.T le 15 avril 2014.

A Paris, la police veut localiser et "évincer" les Roms

Action des Roms à Paris pour dénoncer les clichés.

A la manière des fausses "manifs de droite" , de jeunes Roms étaient réunis place de la République mardi 8 avril pour dénoncer avec humour les clichés à leur égard et marquer leur volonté d'intégration. Plusieurs Roms ont ainsi déployé des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Voler des poules c'est cool", "+ d'enfants = + d'argent" ou encore "une petite pièce pour ma Mercedes". "
Selon une enquête des Enfants du Canal, réalisée dans sept bidonvilles d'Ile-de-France auprès d'une centaine d'habitants, "seuls 7,6% des personnes interrogées occupent un emploi déclaré" alors que les ressortissants roumains et bulgares ont accès au marché de l'emploi français depuis janvier 2014. "Plus de 98% d'entre eux disposent de revenus inférieurs au seuil de pauvreté", dénonce l'association, qui rappelle que cette population n'a pas accès "aux services élémentaires que sont l'eau ou l'électricité".

À l'occasion de la journée internationale des Roms, Amnesty International accuse la police dans un rapport de "harceler" cette minorité.

Au premier trimestre de cette année, les autorités ont démantelé 27 bidonvilles, ce qui a forcé près de 3000 personnes à quitter leurs lieux de vie, selon un recensement de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et de l'European Roma Rights Center (ERRC). Au total, 165 bidonvilles abritant quelque 20.000 personnes ont été démantelés en 2013, selon Amnesty, soit deux fois plus qu'en 2012. Selon des statistiques officielles plus bas, moins de 17.000 Roms vivent dans environ 400 campements illicites.

Amnesty International, écrit qu'en France, la police est accusée de "harceler" les Roms lors des démantèlements de bidonvilles.Autre initiative saluée par Amnesty, l'installation de 72 Roms sur une friche industrielle à Gardanne, à 25 km de Marseille, dont le maire communiste, Roger Meï, a dressé un bilan globalement positif, même si "l'argument a été utilisé" à son encontre lors de la récente campagne des municipales.

A Paris, la police veut localiser et "évincer" les Roms

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