Municipales à Montauban... c'est parti !

Publié le par Le blog de la Gauche Anticapitaliste du Tarn & Garonne

Municipales à Montauban... c'est parti !

Avec les fêtes de fin d'années les choses commencent à bouger sur Montauban.

Nous savons déjà qu'il y aura deux listes du Front National, une officielle menée par machin chose et l'autre officieuse menée par Brigitte Barèges, mais sous l'étiquette UMP.

Ensuite vient la liste des sociaux-libéraux (PS et PRG) avec à sa tête Roland Garrigues. Là les choses se corsent, car Garrigues est à la fois contesté dans ses propres rangs et vis à vis de ses partenaires (cf l'article de France3). Dallas le retour !

Enfin, la seule liste de la vraie gauche, solidaire et écologiste. Je veux bien entendu parler du Rassemblement Montauban Citoyenne menée par Marie Claude Bouyssi.

Cette liste citoyenne est soutenue par le Front de gauche (collectif, Ensemble-gauche anticapitaliste, gauche unitaire, parti de gauche et parti communiste), Europe-écologie-les verts et le NPA.

Ce large rassemblement bien à gauche est unique en Midi-Pyrénées pour une ville de l'importance de Montauban. Une liste clairement anti-austéritaire et indépendante du PS/PRG.

Toutes les infos sont sur internet: le site du rassemblement, Twitter et Facebook.

Une présentation publique de la liste aura lieu le 10 janvier 2014 à 20h30 à la maison du peuple de Montauban.

Vous adhérez à cette démarche ? Alors rejoignez-nous.

Municipales à Montauban... c'est parti !

Marie-Claude Bouyssi est donc désigné comme chef de file de la liste Montauban citoyenne qui s’alignera au premier tour des municipales de mars prochain. Interview...

Pourquoi une liste autonome Montauban Citoyenne ?

Depuis cinq ans, nous combattons la gestion libérale de B. Barèges et de l’UMP, loin des besoins réels de la population, qui a conduit à la privatisation d’un grand nombre de nos services publics. Les plans d’austérité de la droite puis de ce gouvernement aggravent la situation de millions de personnes. La commune doit être un lieu de résistance. Elle peut conduire une politique sociale venant en aide aux populations durement frappées. Nous souhaitons offrir une alternative aux politiques d’austérité.

Pour cela, autour de Montauban citoyenne sont rassemblés: le Front de gauche (Parti communiste, Parti de gauche, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire), Europe Ecologie Les Verts et le NPA.

Quels enseignements tirez-vous de ce dernier mandat dans l’opposition ?

Une connaissance plus précise des dossiers, mais surtout le problème de démocratie qui se pose avec une proportionnelle tellement partielle que des élus représentant près de 50% de la population ne pourraient se faire entendre qu’avec une volonté réellement démocratique du Maire de respecter son opposition.

Que reprochez-vous à Brigitte Barèges ?

En 2001, Madame Barèges avait présenté son projet de faire de Montauban par rapport à Toulouse l’équivalent d’Aix en Provence pour Marseille. C’est à dire se tourner vers une population à gros moyens financiers, ce qui explique ses choix d’investissements. Or la population réelle de la ville n’est pas du tout celle-là. Du coup, nombre de ses besoins réels n’ont pas été pris en compte. Autre problème: le manque de démocratie participative qui lui aurait permis de se rendre compte des demandes réelles des habitants.

Y-t-il une urgence pour notre ville ? Si oui laquelle ?

Première urgence, les équipements scolaires, car le rythme des investissements n’a pas suivi l’augmentation rapide de la population d’élèves, d’où des classes surchargées. Deuxième urgence: rétablir le dialogue avec tous les habitants car la plus grande partie d’entre eux n’a aucun lieu d’expression, encore moins de propositions ou de participation à la gestion de leur cadre de vie.

En quelques mots, sur quoi reposera votre projet ?

Nous dialoguons avec la population depuis plusieurs années, ce qui nous a permis de cerner quelques priorités auxquelles il faudra faire face en réorientant autant que possible le budget et en dégageant des marges de manœuvre malgré certains engagements lourds de la gestion précédente qui pèseront pendant des décennies.

Sans dévoiler tout notre programme que nous finaliserons avec la population, je peux dire que l’orientation ira vers les services publics (eau, assainissement, éducation..), la transition écologique (transports, logement, énergies), l’emploi et le soutien aux PME, en réalisant la complémentarité entre politique de la ville et politique de l’agglo (bien que cette dernière soit très endettée).

Que pensez-vous qu’il manque aux Montalbanais ?

D’être écoutés et pris en compte pour ce qu’ils sont et ce qu’ils disent. C’est pourquoi nous sommes convaincus qu’il faut faire de la politique autrement et que l’échelon de la commune doit absolument servir à ça, sous peine de voir se développer tous les populismes et les extrémismes les plus dangereux.

Quel ton souhaitez-vous donner à votre campagne ?

Nous serons une force de propositions positives, réalistes, et nous ne sommes intéressés en rien par des polémiques. Nous voulons que les montalbanais (es) se rendent compte que nous sommes des habitants comme eux, qui partagent leurs problèmes et qui se prennent en main pour que ça change réellement.

Quel est votre calendrier (équipe, projet, etc.) ?

Dans deux semaines au plus, la liste sera finalisée. Nous la bouclerons lors d’une consultation interne le 20 décembre, nous la présenterons le 10 janvier à la maison du peuple. Quant au programme, nous y travaillons depuis le printemps dernier et nous allons finaliser nos propositions directement avec la population.

LaDépêche.fr - Propos recueillis par Alain Baute.

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Municipales 2014 à Montauban : la députée Valérie Rabault fait de la résistance

INFO FRANCE 3 MIDI-PYRENEES : la députée socialiste du Tarn-et-Garonne Valérie Rabault refuse de prendre la tête de liste PS à Montauban en lieu et place de l'ancien maire Roland Garrigues, pourtant choisi par les militants, mais qui ne fait pas l'unanimité. Le PRG menace de faire sécession.

A Montauban, la campagne des élections municipales des 23 et 30 mars prochains est décidément mouvementée.

A droite, les têtes tombent autour de la maire UMP sortante Brigitte Barèges : directeur de cabinet, directeur de campagne...

A gauche, un jeu plus ou moins subtil de pressions et de sollicitations a conduit le PS à demander à la députée Valérie Rabault de prendre la tête de la liste socialiste. Mais elle a refusé.

Roland Garrigues ne fait (vraiment) pas l'unanimité

C'est l'ancien maire socialiste de Montauban, Roland Garrigues, qui a été désigné tête de liste par les militants de son parti pour tenter de reprendre la mairie de Montauban à la maire UMP Brigitte Barèges, élue en 2001 et réélue en 2008. Mais depuis sa désignation, le bateau socialiste tangue : des militants, des sympathisants, des responsables politiques partenaires du PS estiment que Roland Garrigues n'est pas le bon candidat pour gagner face à Brigitte Barèges. Depuis quelques semaines, la perspective d'une liste PRG autonome se fait de plus en plus menaçante. Dans le département d'élection de Jean-Michel Baylet, le patron du PRG, les radicaux de gauche ont un poids politique indéniable.

Les choses s'accélèrent et Valérie Rabault refuse

Selon nos informations, les manoeuvres se sont accélérées ces derniers jours : Valérie Rabault, élue députée en 2012 justement en battant Brigitte Barèges, a été sollicitée. Et, d'après une source nationale interne au PS, c'est un doux euphémisme : la députée a subi de fortes pressions pour prendre la tête de la liste socialiste et malgré cela... elle refuse !
Valérie Rabault campe sur ses positions : elle s'est engagée à ne pas cumuler les mandats, n'était pas candidate à l'investiture socialiste et estime être déjà très impliquée dans la campagne... aux côtés de Roland Garrigues.

Vers un accord PS-PRG tout de même ?

En refusant la proposition, Valérie Rabault sauve ainsi la tête de Roland Garrigues, qui est aussi son suppléant à l'Assemblée Nationale. L'hypothèse Rabault écartée, les "négociateurs" du PS et du PRG sont tout de même confiants quant à la conclusion d'un accord électoral à Montauban. Si les radicaux locaux pensent que le choix de Roland Garrigues n'est pas le bon, ils savent que monter une liste autonome ne sera pas simple et qu'ils auront besoin du feu vert de Jean-Michel Baylet. La solution pourrait venir d'un partage des rôles en cas de victoire : au candidat du PS la mairie et aux radicaux la présidence de l'agglomération, le Grand Montauban.

Mais d'ici là, on n'est pas à l'abri d'un nouveau rebondissement dans la campagne municipale à Montauban.

France3.fr - Par F. Valéry et L. Dubois - Publié le 19/12/2013.

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