Une maire UMP refuse de scolariser des enfants étrangers

Publié le par Le blog de la Gauche Anticapitaliste du Tarn & Garonne

Une maire UMP refuse de scolariser des enfants étrangers

À Montauban , ville labellisée « amie des enfants », Brigitte Barèges (UMP) se met hors la loi en refusant d’inscrire des enfants étrangers à l’école.

À Montauban, des enfants étrangers peuvent s’asseoir en classe mais sont interdits de cantine. En refusant de les inscrire officiellement aux écoles de la ville, la maire Brigitte Barèges (UMP) leur ferme l’accès aux services de repas, de garderie, de bus scolaires, etc.

Le 9 octobre dernier, une petite fille étrangère en maternelle a dû être expulsée de la cantine, faute d’inscription définitive à l’école, rapporte La Dépêche. Une inscription que Mme Barèges refuse. Aujourd’hui, une trentaine d’enfants étrangers ne seraient pas inscrits dans les écoles de Montauban.

Le défenseur des enfants, Dominique Baudis, interpellé par le Réseau éducation sans frontières (RESF), a pourtant sommé la maire de s’expliquer. Brigitte Barèges a également été interpellée par le préfet et l’inspecteur d’académie. Mais elle n’en démord pas, et préfère évoquer à La Dépêche la possibilité de « filières qui feraient venir toutes ces personnes vers Montauban ». Ces filières seraient-elles attirées par le fait, bien ironique, que Montauban est une ville labellisée « amie des enfants » par l’Unicef ? Au vu de l’attitude de la maire, on peut se demander pourquoi ce label est toujours d’actualité.

RESF prépare d’ailleurs une action pour le 20 novembre prochain, lors de la Journée internationale des droits de l’enfant, en plus d’un recours en justice, selon La Dépêche du midi.

Rappelons que Brigitte Barèges, ex-députée et ex-tête de liste de l’UMP aux régionales de 2010, a déclenché un tollé à plusieurs reprises pour des déclarations très contestables. Elle avait notamment évoqué en 2011 la « préférence nationale » qui devrait être appliquée à l’emploi, une expression jusque-là popularisée par le Front national. La même année, la maire avait eu affaire à la justice pour avoir refusé d’unir un Tunisien et une Française, soupçonnant un « mariage gris ». Sa condamnation a été par la suite annulée pour « vice de forme ».

Politis.fr - Par Lena Bjurström - 31 octobre 2013

Une maire UMP refuse de scolariser des enfants étrangers

Des enfants sans papiers interdits de cantine à Montauban

A Montauban, des enfants de migrants africains et syriens qui fréquentent les écoles sans y être inscrits n'ont pas le droit de manger à la cantine. Selon RESF, 30 enfants sont concernés. La mairie de Montauban renvoie la responsabilité de la situation sur l'Education nationale.

Depuis le début de l'année, des enfants de parents sans papiers n'ont pas le droit d'aller à la cantine dans les écoles de Montauban. 30 selon RESF (réseau éducation sans frontière) et 13 selon la mairie, rapporte La dépêche du midi. Ces enfants, originaires d'Afrique ou de Syrie, fréquentent les écoles de la ville sans y être inscrits, mais ils ne peuvent pas s'installer à la cantine avec leurs camarades, ni accéder à la garderie ou aux activités périscolaires.

Une enseignante explique que ces enfants ont le droit d'être dans l'école "uniquement quand l'enseignant est présent. C'est-à-dire qu'ils peuvent rentrer dans l'école 10 minutes avant le début des cours et à la fin des cours, il faut qu'ils sortent vite". "Pour la mairie, ils n'existent pas", estime cette enseignante.

La mairie de Montauban rétorque qu'elle applique la loi et que tout sera réglé dès que la situation des parents sera régularisée. La maire, Brigitte Barèges, rejette la faute sur l'Education nationale qui doit, selon elle, donner plus de moyens à la ville. L'élue demande notamment un nouveau poste d'enseignant.

Franceinfo.fr - Elise Delève - Publié le 31 oct 2013

Une maire UMP refuse de scolariser des enfants étrangers

À Montauban, pas de papiers, pas de cantine

La maire UMP refuse d’inscrire à l’école des enfants dont les parents sont «sans papiers».

Montauban, ville « amie des enfants ». Un label de l’Unicef qui fait la fierté de la maire UMP Brigitte Barèges. « Amie des enfants », mais pas n’importe lesquels. Car l’édile refuse d’inscrire dans les écoles de la ville des enfants dont les parents sont « sans papiers ».

Le 9 octobre dernier, une petite fille de maternelle a été subitement exclue de la cantine de l’école où elle était scolarisée, après que la coordonnatrice de l’école a reçu l’ordre par téléphone de refuser immédiatement l’accueil de cet enfant. Selon RESF (Réseau Éducation sans frontières), une trentaine d’enfants seraient aujourd’hui concernés.

Accueillis par l’éducation nationale, conformément aux lois de la République, ils n’ont le droit que de s’asseoir en classe, exclus des cantines, activités périscolaires, et autres garderies. Ce, en dépit des lois française et européenne extrêmement claires, qui stipulent pourtant que tous les enfants doivent être accueillis et scolarisés.

Interpellé par les militants de RESF, Dominique Baudis, défenseur des droits, envisage d’engager un recours au tribunal administratif, après avoir adressé à la maire UMP une mise en demeure, la sommant de s’expliquer sur ces pratiques illégales. Des courriers restés sans réponse à ce jour. Le préfet et l’inspecteur de l’académie l’ont également rappelée à l’ordre… sans effet. Car Brigitte Barèges assume. « On a besoin de vérifier les titres de séjour, d’avoir des éclaircissements de l’État sur la situation de tous les parents de ces enfants », affirme-t-elle selon la Dépêche. Le journal rapporte que la maire s’interroge sur l’existence « de filières qui feraient venir toutes ces personnes vers Montauban »…

Contacté par l’Humanité, son directeur de campagne, Jean-Paul Fourment, réfute toute « politique discriminatoire », évoquant « des classes surchargées ». « Ce n’est pas parce qu’on est de droite qu’on n’a pas de cœur. Mais nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde », ose-t-il avant de concéder que cinq enfants « sont en voie de scolarisation ».

« Un mensonge cynique » pour Marie-Claude Bouyssi, militante de RESF et conseillère municipale de l’opposition qui confirme que « trente enfants ne sont toujours pas inscrits par la mairie au mépris de tous leurs droits élémentaires ». Rien d’étonnant quand on connaît le pedigree de Brigitte Barèges et ses petits arrangements avec la loi républicaine. « Et pourquoi pas des unions avec des animaux ? Ou la polygamie ? » avait-elle lâché, en 2011, à l’Assemblée nationale lors de l’examen d’une loi sur le mariage homosexuel. Elle encore qui, dans sa croisade contre « les mariages blancs », a été condamnée pour avoir refusé d’unir un Tunisien et une Française, invoquant la « fragilité » de l’épouse. Elle encore qui, en 2012, faisait voter au conseil municipal un triplement de son indemnité.

L'Humanité.fr - Maud Vergnol - le 1er novembre 2013

Une maire UMP refuse de scolariser des enfants étrangers

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frederic de la vraie gauche 03/11/2013 15:12

Barèges = 100 % facho : raciste, homophobe
Vite, à dégager en mars 2014
Cette minable fait honte à la république !